S i tout le monde s'en doutait, personne n'avait encore mis en lumière le refoulement sexuel qui suinte sous les délires homophobes. Bref, il manquait une démonstration scientifique pour assener une grande claque aux fachos- anti-pédés. C'est chose faite, grâce à Henry Adams, un chercheur américain. Ce dernier a sélectionné une soixantaine d'hommes, tous hétérosexuels déclarés. Moitié homophobes, moitié non homophobes. Il a entouré leur pénis d'un anneau muni de capteurs, afin d'en mesurer les changements de diamètre. Puis il leur a projeté trois genres de films pornos: hétéro, lesbien et homo masculin. Les résultats sont édifiants. Devant un porno hétéro, le pénis normal gagne 23mm. Celui des anti-pédés, 20mm. La différence est faible, mais l'axe Villiers/Le Pen semble moins concerné par une interaction phallo-vaginale. Face aux douceurs saphiques ; la tendance s'inverse : 15mm pour les spectateurs tolérants, 18mm pour les homophobes. Ces derniers brandissent un crucifix lorsqu'ils croisent une « gouine », alors que dans leur slip le petit Jésus implore l'absolution. Mais là où les homophobes font réellement bande à part, si j'ose dire, c'est lorsqu'ils voient des mecs s'envoyer en l'air. Alors que le groupe témoin pense à ses factures ou à sa déclaration d'impôts (accroissement pénien inférieur à 5mm), les anti-pédés s'identifient aux acteurs en gonflant de 18mm. On reste plus proche de la tour de Pise que de la rampe de lancement de Cap Canaveral, mais la différence entre les 2 groupes est significative. 54% des homophobes saturent même pourtant le bandomètre, contre seulement 24% des hommes tolérants. Henry Adams a aussi demandé aux cobayes d'évaluer leur excitation, par une note de 0 à 10. Pendant les pornos hétéros et lesbiens, ces notes reflètent parfaitement l'évolution érectile. Mais face aux pornos gays, l'homophobe devient schizo : alors que le sang déferle dans sa verge il s'efforce de nier la chose en attribuant de faibles notes. Bander, oui, avouer, jamais ! Certes, on pourrait arguer qu'une forte émotion peut provoquer une érection, qui n'est pas forcément d'ordre sexuel. Mais bien des observations attestent que les homophobes, lorsqu'ils se lâchent, savent honorer les charmes masculins : citons les « chasses aux pédés » qui se terminent en viols collectifs de ces derniers, où les salivations de LePen face aux strip-teaseurs des Folies Bergères…
Tiens, nous étions partis de l'homophobie et nous voilà au rayon des croix gammées…logique. Car selon les psychanalystes, on peut établir des parallèles entre la xénophobie, le sexisme et l'homophobie. L'homosexuel refoulé a peur de l'autre car il y voit un semblable qui lui rappelle son désir. Résumons. L'homophobe préfère son propre sexe. Comme il refoule cette pulsion, il se venge en haïssant tout ce qui n'est pas comme lui : les Noirs, les femmes … et surtout les gays, qui lui renvoient l'image de sa pulsion coupable. Vu que l'homophobie n'est pas un privilège masculin, la démonstration devrait s'appliquer aux deux sexes. Pour le confirmer, il suffirait de reproduire l'expérience d'Henry Adams avec des femmes (en mesurant, par exemple, leur température vaginale). Je suis sûr qu'on obtiendrait des résultats surprenant chez les fans de Christine Boutin.